Sous projet : 1 Fiche action : 3
Responsable : LRV
Partenaires : CEA, Aérospatiale Matra, Renault
Durée : 1 an
Relations sous projets : SP4

On sait que le but de l'immersion consiste à amener l'opérateur à oublier qu'il se trouve dans un monde de nature virtuelle pour se convaincre qu'il est dans un monde physique réel. Le succès de l'immersion est en particulier relié à la capacité de générer à partir du monde virtuel les mêmes signaux sensoriels que ceux qu'un homme reçoit d'un monde réel. Or ce monde réel s'adresse à l'ensemble de nos sens et on ne sait pas bien, sinon pas du tout, comment le système perceptif global de l'homme fonctionne véritablement, en particulier dans la coopération entre sens et dans la substitution de sens. Néanmoins on sait que pour toute réalisation de tâche physique par un homme, l'usage de la vision et du sens haptique assurent un rôle essentiel. L'objectif consiste donc à trouver quelques indications sûres sur les rapports entre ces deux sensations dans l'efficacité d'action et l'efficacité du sentiment d'immersion. On ne peut ici que rappeler quelques grandes classes de facteurs intervenant dans le problème :

  • Du côté du système de visualisation : ses qualifications propres. On peut en lister une bonne vingtaine (relief, fréquence de rafraîchissement de l'image, point de vue, couleur, texture, résolution etc.).
  • Du côté du système de retours haptiques : le problème est encore plus complexe pour sa qualification (forme et zones de contact main-organe haptique, position et amplitude des retours d'effort, présence de retours tactiles qui peuvent être très variés, ergonomie, nature de la tâche à réaliser, temps réel des retours).
  • Du côté de l'opérateur : habilité naturelle, apprentissage, présence d'autres retours sensoriels, ergonomie de la configuration de travail.

En fonction de tout ce qui précède l'opérateur va adapter une stratégie d'action qui va mettre dans une relation hiérarchique et temporelle l'usage séquentiel ou parallèle de la vision et du sens haptique. Il s'agit donc d'identifier ces stratégies et de les mettre en rapport avec chacun des facteurs précédents. Naturellement un travail exhaustif est hors de portée. Il faut donc figer l'essentiel des facteurs influents dans des configurations expérimentales amenant le maximum de signification aux mesures. Un gros défaut qui est une chance en l'occurrence, c'est que la teneur essentielle du système de visualisation comme celle du système haptique seront largement imposées par les systèmes à disposition.

On devrait arriver à la possibilité de tests comparatifs de systèmes une fois établie l'influence de facteurs prépondérants et à portée de variation pour un ensemble expérimental donné qui servirait de référence.