Sous projet : 2 Fiche action : 3
Responsable : INRIA-Rennes
Partenaires : INRIA-Rocquencourt, LIMSI, Labri, Renault
Durée : 3 ans
Relations sous-projets : SP1, SP3, SP4

Cette action du sous-projet SP3 vise à développer un cadre d'expérimentation concernant les interactions coopératives de plusieurs utilisateurs proches et/ou distants, immergés dans un même environnement virtuel 3D. Chaque site immersif regroupant des utilisateurs possédera son propre point de vue de sur cet environnement, qui sera alors partagé par tous les utilisateurs de ce site.

L'enjeu principal de cette action est d'étudier de nouveaux paradigmes de coopération, pouvant être basés par exemple sur de nouveaux dispositifs physiques d'interaction comme des systèmes de suivi de trajectoires de diodes électroluminescentes, et d'évaluer les différentes coopérations possibles entre utilisateurs selon qu'ils sont sur un même site ou sur des sites distants. Plusieurs utilisateurs immergés dans un environnement virtuel 3D et partageant un même point de vue sur cet environnement vont pouvoir communiquer en parallèle avec une même application, cela va donc pouvoir être assimilé à de l'interaction multimodale, d'autant plus que chaque utilisateur peut avoir la possibilité d'utiliser simultanément plusieurs types de dispositifs physiques d'interaction. De telles coopérations ne sont habituellement possibles qu'en distribuant une application, au travers d'un réseau, sur plusieurs stations de travail, chaque utilisateur ayant alors son propre point de vue de l'univers. Ces situations rencontrent souvent des problèmes de maintien de cohérence entre les différentes vues de l'univers qui sont réparties sur ces stations de travail, ou bien souvent ce maintien de cohérence se fait au détriment des performances de l'interaction, en imposant des synchronisations entre les différentes machines. L'utilisation d'un réseau à très haut débit comme le VTHD devrait permettre d'obtenir des résultats presque aussi performants que dans le cas d'une utilisation locale.

Le second enjeu de cette action est alors d'évaluer l'apport de l'interaction multi utilisateurs sans contraintes de distributions, ce qui devrait permettre de meilleurs temps de réponse et donc une interaction plus réaliste. De plus, cette optique d'imposer un même point de vue sur l'univers aux différents acteurs, qui par certains côtés est une entrave à l'immersion, peut s'avérer être en fait un atout pour la cohérence de l'interaction coopérative, car elle ne permet plus à un utilisateur de s'égarer dans l'univers et donc d'en avoir une vue incohérente par rapport à la vue des autres utilisateurs. Enfin, étant physiquement proches les uns des autres durant l'interaction, les acteurs humains peuvent également communiquer entre eux en utilisant leurs modes de communication habituels comme la parole et le geste.